Swiss lawmakers have taken a significant step in protecting privacy rights while
maintaining security oversight. The parliamentary Transport and
Telecommunications Commission (KVF-S) unanimously supported the Feller Motion,
which emphasizes balancing surveillance with fundamental rights, economic
competitiveness, and job creation.
Following feedback from stakeholders, including ISOC Switzerland Chapter, during
the consultation process, the Federal Council agreed to revise and re-consult on
proposed changes to surveillance ordinances. Importantly, the Federal Council
confirmed that encryption removal obligations do not apply to end-to-end
encryption used by messaging services.
This development supports Switzerland’s position as a leading jurisdiction for
privacy-focused technology companies and reinforces the country’s commitment to
protecting fundamental rights while addressing legitimate security concerns.
The Internet Society (ISOC) Switzerland Chapter is a non-profit organization
that engages on a variety of Internet-related topics, ensuring that it is a
place of possibility, opportunity, and progress that benefits people worldwide.
We provide technically-grounded advice, policy recommendations, and educational
material regarding privacy, security, Free and Open-Source Software, and digital
sovereignty. We also organize informative events and debates like the annual
Public Policy Sessions and participate in collaborative research projects like
the NGI0 Commons Fund.
As a national chapter of the international organization responsible for the .org
domain, ISOC CH acts as a gateway between Switzerland and the international
digital civil society.
You can consider becoming a member (through the main ISOC web site) following
the instructions at https://isoc.ch/membership, or just subscribe to our
newsletter (2-3 announcements per year) by sending a message to contact@isoc.ch
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Debate appeared first on ISOC Switzerland Chapter.
Tag - Surveillance
Zurich, 6 mai 2025 – La consultation qui se termine aujourd’hui sur la révision
partielle de l’Ordonnance sur la surveillance de la correspondance par poste et
télécommunication (OSCPT) ainsi que de l’Ordonnance du DFJP (OD-SCPT) [1]
soulève d’importantes questions et suscite de vives inquiétudes. Les
modifications prévues menacent non seulement le droit fondamental à la vie
privée, mais aussi la sécurité du chiffrement. Les VPN et autres services de
communication chiffrés sont particulièrement visés – avec des conséquences
potentiellement désastreuses pour les citoyens et les entreprises.
UNE ATTEINTE À LA VIE PRIVÉE
La révision de l’OSCPT prévoit une extension des obligations de surveillance
pour les fournisseurs de services de télécommunication (FST) ainsi que pour les
services de communication dérivés (FSCD), y compris des obligations élargies
d’identification des utilisateurs et de conservation des données. Ces mesures
portent gravement atteinte à la vie privée des citoyens sans qu’une
justification claire à ce recul soit clairement exprimé. Le secret médical ou la
protection des sources journalistiques s’en trouvent directement affectés.
DES DONNÉES INUTILEMENT STOCKÉES OUVRENT LA PORTE AUX RISQUES D’ABUS
Chaque donnée conservée augmente mécaniquement le risque que celle-ci soit
utilisée ou consultée de manière abusive. Les métadonnées peuvent donner des
aperçus détaillés sur les relations entre individus, leur localisation et leurs
habitudes. La conservation obligatoire des métadonnées pendant six mois permet
non seulement une surveillance de masse, mais aussi potentiellement d’autres
accès illégitimes par des tiers, comme des pirates informatiques, des criminels
ou des employés simplement mal intentionnés. Si de telles données tombent entre
les mains de criminels, elles pourraient être utilisées pour le chantage, la
fraude téléphonique, le phishing, le vol d’identité et d’autres formes d’abus.
LA COMPROMISSION DU CHIFFREMENT EST LA MORT DU CHIFFREMENT
L’obligation proposée de supprimer le chiffrement compromet la sécurité de tous.
Les fournisseurs seraient contraints d’installer des backdoors ou d’utiliser
d’autres méthodes qui affaiblissent délibérément le chiffrement afin de pouvoir
permettre aux autorités d’accéder à ces données. Mais si ces failles existent,
elles existent pour tout le monde: leur installation permettrait aux pirates
informatiques, aux criminels ou entités étrangères d’avoir accès à toutes les
données circulant dans le pays. On ne peut pas chiffrer pour les uns, et pas
pour les autres.
Le gouvernement britannique a récemment tenté d’adopter une réglementations en
ce sens: la conséquence immédiate en a été qu’Apple a annoncé le retrait des
services chiffrés pour ses clients au Royaume-Uni.
Citation traduite de l’allemand: «Apple et de nombreux experts en sécurité
informatique soutiennent qu’une porte dérobée rend absurde tout chiffrement. Dès
qu’il existe un moyen de déchiffrer des données chiffrées, ce n’est qu’une
question de temps avant que des criminels ou des régimes autoritaires ne
l’exploitent. Le chiffrement de bout en bout signifie exactement cela : personne
d’autre que l’utilisateur lui-même – pas même Apple – ne peut accéder aux
données. Une porte dérobée constitue donc toujours une faille de sécurité
massive.» [2]
En Suisse, les services offrant des solutions respectueuses de la vie privée ont
traditionnellement une position forte. Les fournisseurs suisses comme Proton,
NymVPN, PVY.swiss ou Threema sont particulièrement touchés par la nouvelle
réglementation. Proton a déjà annoncé qu’il quitterait la Suisse s’il ne pouvait
plus y exercer ses activités correctement. [3]
RÉFÉRENCES
[1]
https://www.fedlex.admin.ch/fr/consultation-procedures/ended#https://fedlex.data.admin.ch/eli/dl/proj/2022/21/cons_1
[2]
https://www.gizmodo.de/apple-sagt-nein-zu-uk-backdoor-end-to-end-verschluesselung-faellt-weg-2000014910
[3]
https://www.watson.ch/digital/wirtschaft/517198902-proton-schweiz-chef-andy-yen-zum-ausbau-der-staatlichen-ueberwachung
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compromet le chiffrement appeared first on ISOC Switzerland Chapter.